L’Iran, une décisive et cuisante défaite du terrorisme mondial américano-israélien.

JEAN ELLEZAM

On 24/03/2026
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Un faux drapeau sur sa fin

Éphémère et dernière tentative d’assaillir sous faux drapeau, le sionisme a bombardé les pays du Golfe et également, la Turquie. Le sournois sionisme en a imputer l’entière responsabilité à l’Iran. Fourberie bien factice. Inopinément, l’Iran s’est adressé à ces pays frères, en dénonçant la fausseté d’une telle calomnie.

Le vain objectif du nazisme sioniste était d’impliquer la Turquie dans l’agression de l’Iran. La Turquie étant membre de l’Otan, aurait pu activer l’article 5 de la Convention, soit l’article mousquetaire : l’agression d’un pays entraine la solidarité de tous les membres. De sorte, que tous les signataires de l’Otan se seraient joints à la Coalition américano-sioniste.

Le faux drapeau était à ce point visible, clair et criant que, non seulement, la Turquie s’est refusée à s’aligner sur le camp américano-sioniste, mais que, de plus, aucun pays de l’Europe a rejoint l’agression commise en Iran. Le Canada, anciennement prompt à rejoindre l’Amérique, se désolidarise du conflit. Mark Carney, Premier ministre canadien, affirme : « n’y participera jamais ».

Mieux, les pays du Golfe, comme les pays européens, s’en prennent maintenant à la coalition Netanyahou. On reproche partout l’agressivité irresponsable de la Coalition. Celle-ci a ravagé la stabilité internationale et a perturbé l’approvisionnement énergétique, néfaste à la croissance mondiale. L’incertitude générale ruine l’économie et gonfle les coûts.

Iran,  faillite de l’Amérique

La folie de Trump et de ses acolytes faucons fascistes n’était que pur suicide. L’Iran avait préparé sa guerre depuis plus de 20 ans. Ce pays avait récemment peaufiné ces outils de guerre, missiles et drones, avec l’aide des Russes et de la Chine. L’Iran n’est pas celui que décrivent les médias de milliardaires, plus attachés aux intérêts qu’à la vérité. L’ancien empire perse produit aujourd’hui 234 000 ingénieurs, ce qui place ce pays au troisième rang mondial des diplômés, très proche des Américains (250 000) pour une population quatre fois inférieure. Ce volume de diplômés est supérieur à la France et à l’Allemagne réunies. Ce n’est ni un pays arriéré, ni inculte. C’est un peuple patriote, cultivé, intellectuellement très formé, dans de nombreuses universités nationales, où, bien que parfois voilées, étudient autant de filles que de garçons. On reconnait souvent aux femmes une attitude plus vindicative que les hommes. L’Iran invente et perfectionne des armes autrement plus sophistiquées que celles des Israéliens. Tout cela ne dessine pas un pays arriéré et inapte. Si l’on regarde les reportages sur l’Iran, on peut y découvrir une ville extrêmement moderne, dans laquelle se promènent des femmes libres, habillées à l’occidentale et sans voile. La République d’Iran est condamnée par des incultes qui se font l’écho de mensonges diffusés d’autant plus hardiment que ces dires sont devenus des évidences gratuites. D’autant plus, hardiment, que ces ignares ne sauraient situer où est l’Iran.

En réalité ces niveaux de hurlements racistes sont à l’image  des stupidités et affabulations que le balourd Trump se met à vomir : « Les Iraniens coupent la tête des bébés et coupent les femmes en deux. » On appréciera le niveau argumentaire et les ânerie de celui qui représente officiellement les États-Unis. Son niveau de langage est d’une pauvreté alarmante, ne dépassant pas celui d’un enfant de huit ans. Ceci révèle également son inculture crasse à l’image de ses commettants.

Contrairement à une idée reçue, amplement diffusée par la commanditée propagande occidentale, adepte des bruits de bottes, la République islamique d’Iran n’est pas une république de banane, faite d’ignares, méritant le mépris. Bien au contraire, cette vraie république est plus honnêtement élective, décidée et cimentée par un réel collège d’élus démocratiquement. Ce qui contraste avec une république de riches rentiers avides d’argent et de pouvoir, comme la république américaine agressive et sanguinaire, se construisant des ennemis éternels pour mieux les dominer. Génocidaire et tout aussi agressive, la république israélienne, à l’antipode de la démocratie, prône un judaïsme contrefait, intolérant et raciste.

L’Amérique pratique un apartheid silencieux alors qu’en Israël, il est explicite et sans vergogne. Le pays de l’Étoile de David reconnait comme citoyens légitimes uniquement les seuls juifs, depuis 2018. L’Iran n’a jamais menacé Israël physiquement, c’est perpétuellement l’inverse. L’Iran n’est pas une république d’exclusion de ses citoyens, au contraire. L’Islam est ontologiquement tolérant et respectueux des autres religions. Sait-on que la République islamique d’Iran compte encore une significative communauté juive parmi ses citoyens et des synagogues actives ? Ce ne sont ni les Américains, ni les Israéliens qui peuvent donner des leçons de démocratie ou de tolérance à l’Iran. Cette entité artificielle appelée Israël est un ramassis de criminels. En Israël la tromperie est une seconde nature. Il est connu que l’Entité accueille avec bienveillance et protection tous les parias et escrocs de la terre.

Une vérité sociologique iranienne méprisée

 Toute cette vérité sociologique et religieuse a été ignorée par pur racisme et condescendance, typiques de l’homme blanc anglo-saxon américain. Les ventripotents conservateurs ignares, imbus de leur puissance surfaite, ont été décontenancés devant l’ardeur inattendue de l’ennemie. L’arrogance de l’impérialisme est piégée par ses propres préjugés. C’était mal connaitre la ferveur religieuse de l’Iran et son intelligence ancestrale cultivée, loin de la vulgarité américaine des évangéliques sionistes intolérante, menaçante et punitive.

Trump avait perdu la guerre dès les premières 6 heures en tuant l’ayatollah Khomeini, le 28 février 2026. Les stratèges américains avaient tout faux par pur anthropocentrisme, ignorant le béaba de la sociologie. Un peuple n’est pas qu’un ramassis d’individus, mais une culture, une religion, des croyances spécifiques qui consolident l’adhésion à la société. Or, en tuant Khomeini, il en faisait un martyre plus puissant qu’un Dieu. Tuer cet homme devenu prophète, à l’égal d’Ali au 7ᵉ siècle, suscitait une ferveur religieuse farouche et indomptable. En donnant délibérément sa vie, l’ayatollah savait que, devenant martyre dans la pure tradition chiite, il galvanisait l’Iran. Les USA n’avaient pas compris qu’ils tuaient un saint capable de propager une foi révolutionnaire infranchissable. Le fils du Shah présagé devenait caduque. Tous savaient que le régime ne serait pas fustigé.

Attitude noble, révélatrice de la hauteur iranienne. En contraste avec l’abject poltron, Netanyahou, abandonnant lâchement les siens, s’envolant pour Berlin. Drôle de dictateur celui qui se suicide pour son pays, afin de défendre la noblesse de sa fonction. Vole en éclats les accusations de tyran, de dictateur ou de théocrate à l’encontre de celui qui est le premier martyre.

L’Iran, une intelligence à l’œuvre

L’intelligence et le sens religieux de l’Iran faisaient de l’ayatollah un ennemi symbolique redoutable. Concrètement, la stratégie de défense et d’attaque perse est autrement plus lumineuse que celle des sionistes. Les agressés ont réagi de manière extrêmement coordonnée. L’Iran a envoyé tout d’abord des missiles bon marché pour épuiser le dôme antimissile israélien. En effet, 4 à 6 missiles antimissiles américains (Patriot PAC-3, THAAD) d’une valeur de 3,7 à 13 millions de dollars l’unité, sont obligatoires pour intercepter 1 drone iranien (Shahed 136) coutant de 20 000 à 50 000 dollars US. À court terme, la défense israélienne était nue, complètement décimée sous la pluie de bombes iraniennes. Les missiles balistiques iraniens coûtant 1-2 millions pouvaient bombarder sans craindre d’être touchés.

Mieux, l’Iran, fabrique des drones avec des machines 3D peu coûteuses s’élevant à 20 000 dollars US. Détruire ses drones exige des bombes intercepteurs d’au moins un million chacune et il en faut au minimum 4 ou 6 valant chacune plus d’un million de dollars.

Rusé, la prévention des attaques israéliennes étant épuisée, les missiles iraniens Khorramshar-4, brisant 15 fois la vitesse du son, prouvaient la capacité de faire des ravages en Israël. L’Iran transforme Israël en un champ de ruines.

De plus, l’Iran, faisant appel à ses meilleurs artistes, dessina sur un sol isolé une base militaire aéronautique factice, ressemblant à s’y méprendre à une véritable escadrille aérienne.  Sur cette base se sont épuisées les coûteuses bombes américaines. Ainsi, dans des champs parfaitement plats sont insérés, éparpillés, de très nombreux missiles, invisibles de tous. Ces derniers semblent jaillir de nulle part, mais sont contrôlés à distance et font de véritables ravages chez l’ennemie.

La guerre en Iran coute 725 millions par jour aux Israéliens et un milliard par jour aux Américains, compte tenu des déplacements de l’énorme armada, du cout des bombardements et de l’extraordinaire logistique mobilisée. L’armement déjà acquis et entreposé, l’Iran combat chez elle et dépense peu. Pour deux milliards par jour dépensés par l’envahisseur, l’Iran en dépense un cinquième. L’agressé peut tenir longtemps, l’agresseur non.

Ainsi, l’intelligence stratégique et géopolitique iranienne s’en est pris d’emblée aux bases militaires du Golfe et de son pourtour territorial. L’agressé put détruire l’armement ennemi et les radars, dont certains valaient plus de 1,1 milliard de dollars. On prouvait que la promesse américaine de défense du territoire des pays du Golfe était pieuse mais vaine. Ce qui a déstabilisé Dubaï, qui s’était compromis dans l’alliance contre nature avec Israël dans les « Accords d’Abraham ». Accord bafouant la solidarité musulmane par cupidité et crainte américaine.

Pour parfaire l’intelligence de son plan stratégique, l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz. La fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, provoque un choc énergétique international majeur. Les conséquences immédiates incluent une flambée des prix du pétrole et du gaz, une désorganisation logistique, et une possible crise économique mondiale. Cette fermeture confère à l’Iran un pouvoir de négociation gigantesque.

La défaite de Trump

Trump savait pertinemment que la guerre avec l’Iran était un suicide. C’est pourquoi il a tant hésité. Ces agences de renseignements l’avaient averti dès le début, il ne pourrait pas changer le régime et son armement était insuffisant. L’épuisement financier américain est déjà acté. C’est pourquoi Trump réclame l’arrêt des combats, évidemment refusé par l’Iran. Il y a six mois, l’armée israélienne avait supplié l’Iran d’arrêter, mais c’était une tromperie, uniquement pour se ressourcer et réattaquer de nouveau. Les Iraniens ne croient plus en ces fourberies.

Alors pourquoi, Trump s’est-il lancé dans ce suicide international? Comme Netanyahou, par fuite en avant.  Les deux criminels de guerre étaient sous le regard de la justice pour de nombreux motifs, dont la corruption. Déjà avant le 7-Octobre, Netanyahou était sous le feu des tribunaux et il rencontrait une impopularité record. La guerre le ressuscitait soudainement. Sa fonction interdisait les recours, son immunité présidentielle le protégeait.

Trump, devait trouver un échappatoire à deux dossiers. L’affaire Epstein le rattrapait, soudain de nouveaux documents incriminants le terrassaient. Les abus sexuels sur mineur ne pourront pas rester impunis. Les midterms, s’approchant, le voyaient perdant, ouvrant la mise en cause de sa présidence, voire de sa destitution. Jouant son va-tout, il a cédé. Bien à tort, puisque le pari a été perdu. Trump s’est lui-même enfermé dans un bourbier suicidaire comparable au Vietnam et à l’Afghanistan. Il cherche une sortie honorable qui n’existe plus.

 Constatant, trop tard, sa déconvenue, il s’est tourné vers Dieu pour le sauver. Ainsi a-t-il réuni ses meilleurs prieurs dévoués.

Le saint rédempteur Trump

Rappelons-nous, la séance de sanctification. Une dizaine d’évangéliques et de pasteurs religieux font une prière collective, tous rejoignant la main salvatrice posée sur l’épaule de l’Élu divin, Trump, dans un véritable délire mystique. Le Bienheureux, Trump reçoit humblement cette onction. Petit paradoxe,  le Président entend combattre l’Iran pour libérer le pays de fanatiques religieux, alors qu’il est lui-même entouré de fanatiques évangéliques particulièrement belliqueux et brillants par leur inculture.

 Sans complexe, Trump a nommé en février 2025 Paula White, une pasteure évangélique sioniste, farouchement fanatique sous des dehors doucereux, au poste du « Bureau de la foi », un service intégré à la Maison Blanche. Cette représentante de l’ultradroite américaine, fortement associée au fascisme israélien, est chargée d’encadrer le gouvernement et les institutions religieuses. Trump est sous hypnose de cette conseillère religieuse.

Comprenons, ce messianisme n’est pas pour autant philo-sémite, bien au contraire, comme Lord Balfour, pasteur messianique sioniste antisémite. Les juifs sionistes ne sont pas aimés pour eux-mêmes mais comme moyen de parvenir à la « Fin des temps », permettant le retour de Dieu sur Terre. Le Dieu vengeur de l’Ancien Testament établira en Israël, grâce aux Juifs, une bataille finale d’où émergera le règne de Dieu sur Terre pendant 1 000 ans. Dans ce scénario, les Juifs ne sont pas des alliés mais des accessoires, un peuple instrument. Les Israélites créent uniquement l’apocalyptique, la tuerie finale, l’extermination, la basse œuvre.  Ils se salissent les mains pour les chrétiens évangéliques.

C’est pourquoi plus les sionistes extermineront et perpètreront un génocide, plus ils seront loués pour leur crime eux-mêmes. Ce sont exclusivement le bras armé des chrétiens sionistes.  À la toute fin, selon la prophétie, les Juifs devront se convertir au christianisme ou mourir avec les mécréants. Cette bien hypothétique prophétie attribue un rôle douteux que pourraient assumer les Juifs. L’histoire dément partout l’attitude soumise des Israélites.

Un puissant messianisme punitif et intransigeant

Si les évangéliques aiment Israël et les sionistes, ce n’est pas gratuit, c’est une alliance de circonstance et non une communauté d’esprit. C’est uniquement en regard de leur intérêt farfelu, égoïste et messianique. On est loin d’une volonté d’émancipation et de la socialisation d’un monde en paix et égalitaire. En aucun cas il ne s’agit d’apporter la démocratie réelle.  Favorable au capital, l’essentiel est d’instituer un nouveau pouvoir répressif dévastateur, stimulant la guerre. Moyen lucratif d’exister.

Ces supposés agents de Dieu fouillent la domination silencieuse et l’obéissance religieuse. Principalement regroupés dans un territoire désigné comme le Bible Belt du sud-ouest américain, ces fous de Dieu constituent l’électorat privilégié de Trump. Ces illuminés fanatiques cherchent l’Apocalypse, la destruction du monde dont ils hériteront. Trump répond à cette bien macabre mystique. Il y voit un instrument de sa fortune personnelle, accolé au rêve américain d’hégémonie mondiale. Surtout en ces temps de décadence de la prépotence américaine. Le monde est devenu multipolaire.

Les évangéliques sionistes ne sont pas pour Israël, pour une terre fertile, humaine et sociale, religieusement pacifique. Mais, précisément pour la destruction, le feu et l’abîme. Un univers où règnera d’abord l’enfer, monde où gouvernera le sombre Armageddon, vengeur et tueur. Armageddon désigne, selon l’Apocalypse biblique, le lieu de l’ultime bataille entre les forces de Dieu et celles du mal à la fin des temps. Ce même esprit du mal qui exigera d’expier ses péchés. Les alliés d’Israël ne sont pas recommandables, ils sont à l’image du sionisme cruel et sans pitié. N’oublions pas que ces chrétiens évangéliques, par leur sectarisme religieux, ne reconnaissent pas les chrétiens et les orthodoxes d’Orient.

Ils n’ont donc aucun devoir envers eux et par conséquent, advenant l’extermination par Israël de tous ses voisins, ces catholiques passeront en perte et profit sans aucun état d’âme.

Un inhumanité conjointe : messianisme et sionisme 

Israël a ligoté son sort au sionisme évangélique chrétien, que représente Trump. Cette alliance est celle du Diable, elle ne saurait donner ce qu’elle n’est pas, ce qu’elle n’a pas : l’amour. Depuis son enfance, Israël a toujours été un odieux malfaiteur. Depuis son terrorisme originel jusqu’au génocide actuel, l’entité sioniste traverse tous les massacres. Le drapeau à l’étoile de David torture et inflige malheur à tous ceux qui n’ont ni la bonne couleur de peau, ni la bonne religion.

On ne peut pas confondre un juif avec un sniper bien planqué tuant des enfants innocents afin d’assouvir le rare plaisir sadique de la chasse humaine. Les Juifs ne sont d’ordinaire pas réputés pour de telles abominations criminelles racistes, propres aux nazis. Les sionistes sont littéralement les pires personnes de la planète. Si certains Israéliens différaient de toute cette méchanceté, ils seraient partis. Rester, c’est adhérer.

Les êtres capables de tuer des milliers d’innocents, de mentir sur tout, de torturer, d’empêcher l’aide humanitaire de nourriture et de médicaments, de spolier ses voisins sans vergogne, sans mandat ni autorisation légale, ne peuvent se réclamer d’aucune humanité et certainement pas du judaïsme. C’est pourquoi, sans appel aucun, ces personnes sont condamnables, non pas en tant que juifs, qu’ils ne sont pas, mais en tant que sionistes fascistes.

Il n’est pas surprenant qu’un tel croisement de méchanceté et d’égoïsme s’exerce non seulement envers les autres, mais dans les relations sociales coreligionnaires hideuses intrinsèques qui sévissent dans le pays. Sous les bombardements, des gardiens de bunkers d’édifices de Tel Aviv refusent l’entrée à d’autres habitants parce que ces derniers n’habitent pas le bon édifice. Ceci malgré les pleurs et les supplications des femmes et des enfants apeurés laissés à l’air libre sous les bombes.

Il y a donc cause commune entre les évangéliques et l’industrie de l’armement. Prônant l’Apocalypse et l’anéantissement du monde afin de le « régénérer », les fanatiques chrétien sionistes n’ont d’autre horizon que celui d’Hitler, qui promettait à l’Allemagne 1000 ans de paix et de félicité.

Cause commune organique : religion et armement

Comment mieux inciter l’industrie de l’armement à la démence. Les industries américaines de la défense sont hors de contrôle. Le budget de la défense des États-Unis pour l’exercice 2023 a atteint un niveau record, s’élevant à environ 816,7 milliards de dollars (NDA Act.) ou jusqu’à 916 milliards de dollars selon d’autres estimations, incluant des dépenses supplémentaires. Provenant principalement des fonds publics, ces fonds auraient pu servir au bienêtre de toute une population.

Les fabricants d’armes ne se sont jamais portés aussi bien. Depuis 45, les guerres en Corée, au Vietnam, en Somalie, en Afghanistan, en Irak, en Libye se sont soldées par des échecs, mais l’industrie de l’armement n’est pas sortie perdante. Et, elle prévoit des jours meilleurs encore. Quarante-et-un pays dans le monde connaissent des conflits territoriaux ou des contestations de régime, dans lesquels sont impliqués les USA. Tous sont ciblés par l’impérialisme américain, dont récemment et de manière inattendue : Dubaï.

Si on produit des armes, c’est pour les utiliser, sinon il y a des stocks invendus et devenus obsolètes, entamant les marges de profit des industriels avides. L’adage « préparer la guerre pour maintenir la paix » est parfaitement farfelu.

Cette bonne santé de l’industrie américaine a permis de financer un lobbying international, principalement constitué d’hommes politiques corrompus grassement rémunérés. Ce lobby s’est mis en place afin de susciter l’adhésion de nombreux pays à l’Otan. Dans le but supposé d’obtenir protection auprès de la formidable armada américaine. Les fausses raisons des guerres ne sont pas simplement dans leur énoncé mais également dans ceux qui les formulent, les lobbys politiques dévoués d’avance.

La recherche fébrile des fournisseurs de l’armement

En réalité, il s’agissait d’ouvrir de nouveaux marchés, puisque la protection se paie. Ainsi les USA, ont exigé pour ce service au moins 5 % du budget des États membres. Pour que les fournisseurs d’armes américains détiennent les 2/3 du marché de l’Otan au sein de 5 entreprises monopolistiques entièrement américaines : Lockheed Martin, Raytheon, Northrop Grumman, Boeing et General Dynamics. En prime, un contrôle américain absolu sur l’utilisation de ces armes. Soit organiquement, en mettant des puces bloquantes dans l’armement, pouvant se désactiver à distance. Ainsi, les combats non autorisés par le pouvoir impérial qui sied à l’Otan peuvent s’annihiler. Soit juridiquement, au sein de contrats rédigés par les fournisseurs d’armes américains, interdisant de revendre l’armement sans autorisation. Le contrôle américain est total.

La mort est la nourriture de ces marchands de canons, sans ces morts pas de commerce. Avec les énormes moyens dont ils disposent, ces marchands de mort élisent leurs représentants politiques, qui sauront faire accepter la mort comme une normalité méritée. Ainsi le maître mot est la « légitime défense », cette feuille de vigne capable de toutes les infamies. S’il n’y a pas d’agression préalable, alors on parlera de « guerre préventive ». Même si le droit international ignore cette option facile, tout est permis. Ne dit-on pas : pour les prédateurs, la paix est un chômage technique ?

Ainsi l’industrie de la mort est bien équipée, elle détient la tête et les jambes. D’un côté, des fanatiques religieux rêvant d’apocalypse punitive et, de l’autre, les jambes, garantissant les moyens de réaliser la punition, les vœux de tuerie. Les friands de guerre ont des beaux jours devant eux avec de tels acolytes.

L’onction de ces prêtres baptisant avec ferveur le Dieu Trump est la pleine réalisation de cette alliance entre la tête et les jambes.  L’industrie de l’armement est bien servie.

L’éternelle contradiction entre la guerre et la paix

Cependant tout ne se passe comme désiré. Abattu par sa défaite en Iran, qui ruine ses objectifs et son avenir politique, Trump s’est retourné vers les religieux fanatiques pour se consoler, voire le canoniser, mais en vain. Trump a perdu sur tous les terrains. Celui de la légitimité impériale, celui de la puissance armée, celui de la persuasion politique et celui de l’économie.  De surcroît, même ses acquis irrévocables, les dévoués Pays du Golfe, déçus d’avoir cru à l’invincibilité protectrice, cherchent de nouvelles alliances. D’autant plus frénétiquement que maintenant ces pays peuvent devenir la cible facile de l’impérialisme américain. Peurs, propulsant les pays arabes vers les BRICS, partenaires plus fiables.

La haine et la fourberie des faux drapeaux ne font qu’un temps. Au-delà, c’est la vraie vie, celle de la résistance. L’impériale Amérique, n’a plus le monopole du narratif. Il est en débâcle et débordé de partout par les réseaux sociaux qui ne sont pas toujours contrôlables. On ne peut pas taire indéfiniment la nature universelle, celle qui crie le désir de paix, d’accueil, d’entente et d’harmonie. L’Histoire nous enseigne que la paix a toujours triomphé de la guerre, sinon la terre serait déjà anéantie.

Les opinions exprimées dans la thèse sont celles de l’auteur

JEAN ELLEZAM  est Docteur en sociologie

Livres de Jean Ellezam :

Israël : Innocence MeurtrièreLesÉditions sociologie, août 2024

Ils se dévoraient à coups de silenceÉdition Néopol, octobre 2013.

L’invention de la femme. Montréal: Les Éditions sociologie, 2008, 438 pp. RENAUD BRAY

 Groupe et capital. Un nouveau mode social pour produire le travailleur. Montréal: Les Éditions Hurtubise HMH, ltée, 1984, 261 pp.

Articles de Jean Ellezam :

https://paju.org/fr/excroissance-maladive-et-usurpatrice-du-judaisme-le-sionisme-est-une-secte

https://paju.org/fr/sionisme-lintelligence-de-la-fourberie

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