Sionisme, fascisme sous faux drapeaux

JEAN ELLEZAM

On 11/03/2026
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Depuis plus de vingt ans, nous organisons des vigiles hebdomadaires en solidarité avec la Palestine et rencontrons les gens où ils sont pour leur en parler. Les vigiles se tiennent devant des écoles et universités, stations de métro, boutiques et durant des fêtes de rue et de quartier… Jusqu’à présent, plus de 500 000 dépliants ont été distribués aux passants!

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Un judaïsme perverti par une secte nazie

La marque de commerce du sionisme est d’avancer masquée, il s’avance au nom, de l’innocence et au nom de Dieu, un Dieu qui le baptiserait « peuple élu ». Usurpation symbolique qui fait des Juifs du monde entier des obligés, voire, pour les critiques du sionisme, de potentiels ennemis. On instrumentalise l’holocauste, comme appartenant de plein droit à cette secte nazi. Paradoxalement la même qui assassina les juifs d’Europe.

 Paré de cet étendard, tout est permis, les faux drapeaux lui servent de couverture absolue de son impérialisme, de sa propagande, de son terrorisme et de sa guerre permanente contre tous ses voisins arabes, perses ou ottomans.

En face de la grandeur religieuse des élues sionistes, d’une hauteur sans pareille, chacun devient tout petit, puisque la Hauteur est fondée sur l’élection du juif suprême. Le racisme peut ainsi sévir. Le privilège n’appartient qu’à la Hauteur juive.

Au nom d’un judaïsme perverti, on fait d’une religion de paix et de tolérance un outil de guerre et de génocide en bonne conscience. L’assassinat délibéré, tous azimuts, de femmes et d’enfants est légitime puisqu’on a fait de ces innocentes victimes, de ces êtres humains de chair et d’os, de cette humanité différente et respectable, des animaux nuisibles. Ruse du discours acrimonieux, on aura transformé la victime martyrisée, en un agresseur impitoyable. Contre le principe vital du judaïsme, le commandement suprême, celui de l’interdiction de tuer et du respect d’autrui, le sionisme bafoue la grandeur du judaïsme. Spiritualité hébraïque qui s’est pourtant érigée comme origine du pacifisme des religions monothéistes qui s’en sont inspirées.

Le sionisme avance masqué : l’inversion des valeurs, l’assassinat et le génocide sont préférables au respect de la vie. Nulles vilenies sauraient empêcher le fascisme sioniste conquérant. Honte indicible dans l’âme du judaïsme, ces vilenies créent l’opprobre sur tout le judaïsme. On confond judaïsme et sionisme. Cependant, de très nombreux juifs de par le monde, dont moi, s’opposent à ce sionisme prétendument juif.

L’usurpation sioniste du judaïsme devient un faux drapeau

Ce faux drapeau sioniste, cette usurpation du judaïsme, prend maintenant son ampleur et sa vérité dans la guerre contre l’Iran, prélude à d’autres guerres de conquête au Moyen-Orient.

Pour donner le ton barbare à cette guerre en Iran, les sionistes ont, comme à l’accoutumée, bombardé une école de jeunes filles, une inhumanité inaugurale chère au sionisme. Acte délibéré, qui fera plus de quatre-vingts victimes, causant les déchirants cris d’anéantissement des proches affligés. On oublie cet aspect humain des crimes. Ces êtres martyrisés ne sont pas que des nombres, des numéros, mais de véritables tragédies brisant des humanités vivantes, faites d’émotions, de peine et de pleurs. 

Cet immonde bombardement, d’emblée, s’en prenait à des civils innocents. C’était un avertissement de ce qui attendait les réfractaires à la reddition immédiate. Reddition, d’emblée réclamée par les assassins sionistes, comme si bombarder une école et des hôpitaux allait créer l’adhésion plutôt que la réprobation et la solidarité  sociale et humaine. Gaza est une carte de visite du sionisme.

L’Iran, dans sa sagesse, a averti ses voisins arabes : « Si vous n’êtes pas de notre côté, les prochains à subir les crimes de guerre et l’invasion des américano-sionistes, ce sera vous.

Ce n’était pas vain avertissement. Les spécialistes du faux drapeau israélien ont été pris en flagrant délit. Le bombardement des puits de pétrole des pays du Golfe n’était absolument pas le fait des Iraniens, qui n’y avaient aucun intérêt. Il en va ainsi pour exploser les aéroports civils et des bombes urbaines placées dans les pays du Golfe non-belligérants. Les Iraniens ont farouchement démenti un tel acte d’hostilité gratuite envers ses voisins arabes, avec lesquels l’État perse cherche plutôt une solidarité naturelle. Les vrais terroristes israéliens du Mossad ont été appréhendés par les autorités des Émirats, au motif qu’ils tentaient de poser des bombes contre des objectifs civils comme les aéroports.

Tout cela afin qu’on en incombe la responsabilité à l’Iran. On désirait jouer sur la division, afin de désolidariser la grande alliance islamiste de proximité inhérente. Il s’agit de distiller la confusion sur la bonne foi de l’agressé iranien et sur sa légitimité de victime. De plus, il fallait ouvrir la voie à l’impérialisme américano-sioniste qui ne vise pas que l’Iran, mais bien tout le Moyen-Orient : Koweït, EAU, Arabie saoudite, Qatar, etc.

Le fascisme sioniste avance masqué.

Les Iraniens s’en prennent uniquement à des cibles militaires légitimes. Sont visées, les bases aériennes américaines établies sur tout le pourtour de son territoire, dont Chypre, qui abrite la grande base. De cette base aérienne anglaise partent les bombardiers ravageurs de l’Iran.

Les Iraniens victimes de l’agression n’entendent surtout pas se mettre à dos leur voisin, bien au contraire. Les Iraniens entendent plutôt s’en faire des alliés, puisque tout le Moyen-Orient, de fait menacé, devra à terme engager le combat antiimpérialiste.

Bientôt, le sionisme va s’apercevoir que les monarchies du Golfe sont des monarchies et non des démocraties, cela suffira à s’en offusquer. Ceci, d’autant plus facilement que ces royautés sont sans défense et extrêmement riches en hydrocarbures indispensables aux Américains. Notamment, ces Américains sont d’ores et déjà hors la loi internationale et sans même une autorisation de leur propre Congrès national, seul légalement autorisé à entériner la guerre.

Après l’Iran, ces pays du Golfe, qui ont confié leur défense à l’Amérique, apparaissent comme des proies faciles. Ces souverainetés ont naïvement autorisé des bases US sur leur propre territoire. Cheval de Troie dangereux, capable d’être fatal, advenant la chute de l’Iran. L’Iran ne manque pas de le leur dire. La Turquie, qui a toujours été un virulent critique d’Israël, est dans la mire de tir.

La naïveté des pays du Golfe

Si on s’en prend à l’Iran aussi impunément avec, de surcroît, une autorisation tacite de l’Occident global, pourquoi le fascisme sioniste n’envisagerait-il pas une expansion coloniale dans l’entièreté des pays du Golfe ? La guerre est déclarée, le mal s’aventure. Si l’on a déjà fait tout ce chemin jusqu’ici, ce n’est pas pour s’arrêter. L’Iran fait partie d’un plan mûrement réfléchi depuis de nombreuses années, agression qui prélude à une invasion bien plus conséquente.

L’ambassadeur américain, Mike Huckabee, l’a pourtant explicitement exprimé le 23 février 2026, dans l’interview avec Tucker Carlson, journaliste, influenceur de la droite Maga : « Selon une lecture biblique, Israël remonte à trois mille huit cents années, au temps d’Abraham. Cette terre sainte va du Nil, Égypte, à l’Euphrate, Irak. soit l’ensemble du Moyen-Orient. Cela ne poserait pas de problème si Israël prenait possession de l’entièreté de ce territoire ».

Bien sûr, la Ligue arabe s’est insurgée d’un tel propos impérial, défiant toutes les règles du droit international réel et non celui de la théologie fantaisiste. Se sont rebellés l’ensemble de la Ligue arabe, soit l’Autorité palestinienne, l’Égypte, la Jordanie, le Liban, la Syrie, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, Bahreïn, Oman, le Qatar et le Koweït, mais également des pays non arabes. La Turquie, le Pakistan et l’Indonésie ont été alarmés. Mais, on aurait aimé que cette agression verbale américaine soit le moteur d’une mobilisation internationale panarabe, entrainant une armée concrète hostile à Israël. Faute de quoi, les vœux pieux et les déclarations creuses aboutiront finalement à une tardive impuissance dévastatrice.

Sauf l’Espagne, les pays de l’Occident global n’approuvent-ils pas l’agression américano-sioniste ? Le Conseil de sécurité de l’ONU est impuissant devant le véto américain. L’impunité est donc totale devant le viol, pourtant flagrant, des souverainetés nationales.

La France complice

Cependant, aveugle à la misère, la France fidèle vassale américaine s’accroche à la perfidie, voire l’a légitimée silencieusement. La France, au lourd passé colonial, est le chef de file de la négation du génocide à Gaza. Malgré les preuves présentées par de nombreux organismes internationaux indépendants, la France refuse d’officialiser et de reconnaitre le génocide. Cela l’entrainerait dans des ruptures politiques qu’elle ne veut pas franchir.

L’onction française, si impitoyable soit-elle, se devait de bien servir ses maîtres. Les organismes de condamnation sont : la Commission d’enquête indépendante des Nations unies, l’International Association of Genocide Scholars (IAGS), organisme regroupant  500 spécialistes du génocide, Amnesty International, Human Rights Watch, Forensic Architecture, DAWN, B’Tselem et Physicians for Human Rights ; mais également tous les experts israéliens et palestiniens et autres dans différentes spécialités qui parlent de génocide, de même que les éminents historiens israéliens Omer Bartov, Amos Goldberg et Raz Segal, tous trois spécialistes de l’Holocauste

Pourtant, la France comme l’Union européenne refuse de briser ses liens commerciaux avec l’entité sioniste, ni même de condamner Israël malgré des faux-semblants discursifs. Mieux, la présidente de l’Assemblée nationale française, Yaël Braun-Pivet inconditionnelle d’Israël, sanctionne sévèrement toutes manifestations favorable à Gaza. Le président français Emmanuel Macron ose annoncer sans rougir : « Accuser l’État juif de génocide, c’est franchir un seuil moral. » Plus encore, 6 464 Français ont intégré les rangs de l’armée génocidaire israélienne, selon un document publié par le média Declassified UK. Du reste, trois d’entre eux sont accusés de crimes de guerre en France, pour avoir bloqué les secours humanitaires destinés à Gaza. 

La stratégie américano-sioniste est bien rodée. Cinq préalable guide toutes colonisations.

Cacher les intérêts de la colonisation

On apporte la démocratie, la paix, et la civilisation radieuse contre la barbarie, contre ceux qui n’ont aucune idée de ce qu’est une vraie civilisation. En ce sens, toute colonisation est un ethnocentrisme. On impose d’abord sa religion, comme seule plausible. C’est d’abord par la Bible que le colonisateur s’implante, les prêtres évangélisateurs, nouveaux venus, inondent le territoire, ils changent les croyances. Ensuite l’armée intervient pour protéger les prêtres maltraités, les soldats anéantissent les résistances. Plus tard, les marchands s’implantent et s’approprient les richesses locales. Ce qui fit dire à un chef d’État africain : « Vous êtes venue avec la Bible, on avait la terre, maintenant, vous avez la terre et on possède la Bible. »

En aucun cas, on est supposé convoiter les richesses et exploiter les ressources en son nom et, en passant, profiter du soleil rare en Occident. Poussez-vous que je m’y mette. Ce serait odieux. La crudité du propos ferait ombrage. Le vol serait trop manifeste et intolérable. Il faut impérativement avancer masqué. Maître en la matière, les sionistes emprunteront les trois phases classiques de l’impérialisme : utilisation d’un vocabulaire fourbe ; par la propagande, inversion de l’agressé et de l’agresseur, de l’innocence de la culpabilité : fomentation, financement et organisation de la guerre civile ; intervention coloniale sous le prétexte de résoudre le chaos en sauveur.

Vocabulaire fourbe et trompeur

Il s’agit de présenter les nazis et les génocidaires comme d’innocents adeptes de la foi ultime, vénérable, la croyance en un Dieu unique, constitutionnel, de bon ton, dont on défend de manière patriotique la légitimité. La terre sainte a été donnée aux Juifs par Dieu.  Il est pourtant paradoxal et absurde de revendiquer un territoire au nom de Dieu. C’est simple et imparable : je te prends ta maison car Dieu me l’a donnée. Essayez de dire cela à l’extérieur d’Israël.

Ce discours de propagande va inverser l’agresseur et l’agressé, l’innocence et la culpabilité. On martyrise les Palestiniens depuis la création d’Israël, on terrorise les habitants, on les spolie, on les déporte, on pratique la guerre bactériologique en empoisonnant les puits pour que les villageois palestiniens ne reviennent plus chez eux. Ce n’est pas assez, on extermine ces paisible villageois de sang-froid, femmes et enfants compris, on humilie, on méprise une culture qu’on ignore par racisme décomplexés.

Dès 1948 et jusqu’à 1950, comme le prouvent les documents déclassifiés récemment par l’ONG israélienne Zokrot, on internera de 8 000 à 12 000 Palestiniens. Ceci dans au moins huit camps de concentration, dont Sarapans, Telivinski et Um Khalid, ainsi que dans d’autres centres temporaires. Sur 5 950 détenus, 82 % sont des civils enfermés sans procès, ni statut juridique. Selon le Comité international de la Croix-Rouge, ces détenus, âgés de 15 à 55 ans, simples villageois, n’avaient jamais appartenu à une armée régulière, tandis que les véritables combattants contre l’occupation étaient systématiquement et froidement abattus.

Les conditions de détention sont extrêmement dures. Dans le camp de concentration Dayshum, ancien village palestinien entouré de fils barbelés, les détenus sont soumis au travail forcé sans rémunération. Un esclavage sous lequel ceux qui travaillent davantage pourront seulement recevoir plus de nourriture. Le témoignage de Taoufik Ahmed Juma Ranim, détenue du camp de Tel Levinski, déclare que quiconque refusait de travailler était abattu, comme prétexte qu’il essayait de s’échapper. Dans ces camps, l’historien Hillel Cohen, révèle des tortures, des interrogatoires musclés et sans pitié, allant jusqu’à la mort.

Sous la pression de la Croix-Rouge, les libérations commencent, mais 75 % à 80 % des internés sont expulsés vers Gaza, la Cisjordanie, le Liban, l’Égypte ou la Jordanie. Les autres demeurent sous contrôle militaire rigoureux qui dura jusqu’à 1966. Aucun de ces innocents incarcérés a pu retourner dignement chez lui.

Aujourd’hui encore, on emprisonne des milliers de personnes à durée indéterminée dans les macabres prisons sionistes, dont certains pendant plus de vingt ans. Ces prisons desquelles on ne ressort pas vivant à force de coups, où l’on pratique la torture et les pires traitements avilissants qui mutilent à vie, en dehors de tous droits internationaux. Les inspections internationales des droits humains sont interdites alors qu’elles étaient parfois autorisées dans les camps nazis.

Deux jours, 27 et 28 sept. 2024, Israël lance une effroyable attaque sur le Liban. Des bippers (téléavertisseurs) sont piégés, ils renferment une charge explosive déclenchée à distance. Ces Bippers, généralement attachés à la ceinture, explosent lors de la réception du message. Ce pernicieux sadisme, illégal, sera dévastateur. Le système tue par surprise, à l’aveugle, une population indifférenciée, hommes, femmes, enfants. Trahison indicible, cette effroyable atrocité fera 37morts et au moins 3 200 blessés. Les bippers constituent des mini bombes mobiles attachées sur le corps de chaque habitant. C’est pourquoi, on déplore, outre la mort, des mutilations : visage ravagé, cause de cécité définitive, mains arrachées, parties génitales corrompues. La cruauté fasciste de l’entité sioniste se joue des conséquences humaines d’une telle ignominie. La cruauté nazie ne connait aucune limite.

Les sionistes ont érigé un mur illégal entourant Gaza pour cacher l’horreur de ses propres méfaits, faisant de ce territoire une prison à ciel ouvert. Tout cela est recouvert d’un embargo aussi exigeant qu’illégal, afin de marteler le dernier clou dans le cercueil.

Mais, comme si cela ne suffisait pas. Ce territoire était enviable et représentait un énorme potentiel. Les plages pittoresques, idéalement situées, offrait une riviera convoitée.

Toutes ces vilénies illégales et inhumaines sont suffisantes pour prouver que les Palestiniens sont des combattants en légitime défense et non des terroristes machiavéliques, malveillants et criminels. La résistance palestinienne est un combat de libération anticoloniale, des soldats nationaux dressés héroïquement contre l’impérialisme écorcheur.

Diaboliser l’adversaire

C’est alors qu’on laisse délibérément les Palestiniens tenter une ultime résistance. Ce sera le 7 octobre 2022. Délibérément, car, bien qu’avertie, la hiérarchie d’occupation sioniste s’est abstenue d’intervenir pendant des heures, laissant les jeunes festivaliers israéliens, par hasard présents sur les lieux, se faire abattre. La hiérarchie militaire sioniste espérait un suicide palestinien. Ultime, puisque les autres révoltes se sont soldées par des massacres. L’une d’entre elles s’est soldée par un bilan révélateur : 2 Israéliens tués, 2000 Palestiniens assassinés ou mutilés. Il s’agissait d’une manifestation pacifique gazaouie, lors de laquelle les militaires sionistes perchés et bien protégés en haut des murs s’amusaient à la fête foraine, armés de fusils réels. 

La semaine qui précéda cette date fatidique du 7 octobre, une négociation en vue de libérer les milliers de Palestiniens emprisonnés sans procès depuis fort longtemps avait échoué. Il s’agissait d’au moins 9 250 Palestiniens croupissant dans des prisons insalubres et meurtrières, sans inculpation, mais simplement en détention administrative indéterminée, dont des enfants. Pour monnayer leur libération, les Palestiniens envisagèrent de capturer des otages israéliens négociables. Les Palestiniens n’avaient nullement l’intention de tuer, la vie des otages était bien trop précieuse en vue de l’échange envisagé pour dépenser cet actif.

L’opération aurait martyrisé les fameux 1 200 morts israéliens annoncés par les sionistes. Pourtant de nombreuses victimes n’ont pas été tuées par les Palestiniens, mais par les sionistes eux-mêmes. Les pilotes d’hélicoptère qui ont bombardé du ciel leurs propres ressortissants distinguaient mal les belligérants. Ils obéissaient impérativement aux ordres officiels imposés par la doctrine sioniste Hannibal. Doctrine criminelle fasciste de grande renommée pour ne laisser aucune place à la négociation. On tue et on regarde les morts : amis ou ennemis.

Bien sûr, les sionistes ont tu cet aspect des choses, ont ignoré leur responsabilité accablante. Mieux, les sionistes se sont employés à multiplier les accusations farfelues à l’endroit des Palestiniens.

Une campagne vertigineuse internationale a envenimé le récit avec acharnement : il s’agissait de discréditer l’adversaire, voire de le bestialiser. Vite démenti, on inventa l’absurdité des bébés passés au four et les quarante nourrissons décapités, outre toutes ces femmes cruellement violées et tuées. L’outrageuse calomnie convie au plaisir sadique.

D’une seule voix, en répondeur automatique, l’Occident global s’est engagé fait et cause pour l’impérial-sionisme. On en a oublié qu’on défendait ce probant Israël fasciste et fier de l’être. Gouvernement sioniste suprématiste, dirigé ouvertement par des ministres d’extrême droite, prônant l’extermination palestinienne.

Nouveau et unique dans l’Histoire d’après-guerre, l’Occident se mettait au diapason, épousant un régime d’ores et déjà génocidaire.

La confusion était logique : les Juifs sont d’ordinaire victimes, cela autorise toutes les dérives en leur nom. Cependant ces juifs-là ne sont précisément pas juifs au sens d’une humanité judaïque à respecter. Lorsqu’on est capable d’assassiner au nom de la Thora, c’est la perversion absolue de l’éthos hébraïque qu’on assassine. On ne mérite plus l’autorité judaïque.

Bestialisation des Palestiniens

Cette bestialisation des Palestiniens servit de prétexte au génocide qui s’ensuivit. Loin des 1 200 Palestiniens pour lesquels on est supposé se venger, il s‘agit d’une destruction physique de plus de 100 000 victimes arabes, dont plus de 75 % sont des femmes et des enfants. Il faut dire qu’Israël prétend: « Il n’y a pas d’innocent à Gaza. ». La bestialisation des Gazaouis est à son comble lorsque, aujourd’hui, des sionistes ont pour loisir d’aller chasser des enfants palestiniens.

Ce génocide est documenté par de nombreux organismes internationaux. Carnage, vu et su du monde entier en directe. Pourtant, miracle de la propagande médiatique, la cruauté assassine n’est pas perçue par l’Occident pour ce qu’elle est, un massacre de masse. Un peuple assassine ouvertement un autre et on regarde ailleurs. L’impunité est totale. Miracle de l’inversion discursive. L’agresseur devient l’agressé. Israël serait en légitime défense. Remarquable capacité sioniste d’avancé masqué.

Comment peut-on en arriver au nom du Dieux miséricordieux, au nom de la Thora, à trouver ça convenable, à défendre l’indéfendable ?

Fomenter et financer la guerre civile

La guerre civile est une étape de l’invasion impériale. Les révoltes internes financées, armées et dirigées de l’extérieur par des réseaux spécialisés, expérimentés, sont rigoureusement organisées par le colonisateur. Il s’agit de profiter des contradictions du pays. La presse internationale, jamais innocente, se fera un plaisir de présenter ces soulèvements contestataires comme pacifiques, innocents et non violents.

C’est faire fi de l’origine impériale du mouvement séditieux lourdement armé et de sa violence criminelle prémonitoire. Finalement, les rebelles d’aujourd’hui ont pour volonté un changement de régime demain profitable au spoliateur. On est supposé s’en prendre de plein droit à un régime dictatorial illégitime, dont on va jusqu’à nier la légitimité élective et donc la représentativité.

Légitimer l’invasion

Ainsi, en arrive-t-on à autoriser l’invasion comme nécessaire et salvatrice. Si cela ne suffit pas, on ajoutera n’importe quel faux prétexte comme la supposée volonté de se doter de l’arme atomique.  Procès d’intention démenti par le Pentagone, lui-même, et le contrôle international sur la prolifération des armes atomiques. Outre, plus fondamental, le Guide suprême a créé une fatwa sur ce type d’armement, qu’il considère inhumaine, absurde et source d’une possible catastrophe planétaire.

L’invasion sera donc décidée d’avance, traitreusement. De préférence lors de négociations supposées être sincères et honnêtes. La fable de La Fontaine n’a jamais été aussi vraie : si ce n’est toi, c’est donc ton frère.

Israël n’a jamais voulu la paix avec la Palestine, elle n’y avait aucun intérêt. Le sionisme voulait le territoire, il a toujours préféré la guerre qui l’autorisait. C’est, du reste, pour cette raison que l’entité sioniste a privilégié le Fatah plutôt que des négociateurs plus complaisants. Avec ce parti sans concession, toutes négociations étaient compromises, laissant le champ libre à l’agressivité israélienne. C’est précisément pour cela qu’il a été financé secrètement par Israël , avec la complaisance d’un pays du Golfe. La non-négociation laissait la sauvagerie sioniste s’exprimer à loisir. Encore l’usage du faux drapeau.

Toutes ces étapes et ces principes sont l’essence du fascisme sioniste agressif avançant masqué.

Traitrise organique

La traîtrise n’est pas nouvelle, les négociations de libération des otages avaient pour tenant et aboutissement un cessez-le-feu. Pourtant, une fois les échanges conclus, les sionistes y sont allés de plus belle. Violant tout accord précédent. Les otages gênaient Nétanyahou, une partie de l’opinion publique israélienne lui reprochait cette captivité. Une fois libéré, l’obstacle des otages n’existait plus. On pouvait continuer l’abomination.

L’Amérique impériale donne l’exemple de la fourberie sous la protection d’accords jamais tenus.

En Iran, les Américains exigeaient de l’Irak de Saddam Hussein, le désarmement du pays et le renoncement aux missiles de destruction massive. En 2003, cependant, piétinant l’accord, les Américains fourbes, envahirent néanmoins l’Irak affaibli, sous un prétexte fallacieux : la possession d’armes de destruction massive que l’on n’a jamais trouvées. Mais, le mal était fait. Le général Colin Powell avait délibérément menti à propos de la détention par l’Irak de ces armes à vaste action, au Conseil de sécurité de l’ONU, autorisant la guerre. Conflit qui fera plus d’un million de morts. Victoire américaine : une économie colonisée, contrôle du pétrole irakien, toutes les recettes du pays sont payées en dollars via la Banque fédérale de NY.  Conséquence, l’Amérique peut à tout moment saisir la quasi-totalité du budget du gouvernement irakien et mettre le pays en faillite.

Sournois, l’impérialisme avance masqué. Proposer la même fourberie qui prend les chefs d’États pour des imbéciles a des limites. Réclamer le désarmement comme preuve de bonne foi avec l’Iran procède de l’absurdité. Les Israéliens et les Américains n’ont aucune intention de respecter leur accord, l’histoire le prouve. Du reste, c’est en pleine négociation, alors que les Iraniens avaient presque cédé au dictat impérial, que les Israéliens ont déclenché les hostilités, preuve que c’était un leurre.

L’impérialisme ne peut pas impunément se masquer. Un homme averti en vaut deux. Dans un monde devenu multipolaire, l’impérialisme américano-sioniste se relativise. Cette fois, l’Amérique est mise en échec. Israël est bombardé et, maintenant, réellement menacé. Il en va ainsi des bases américaines alentours à qui on inflige pertes et dégâts. Mais, pour la première fois, l’empire américain, affaibli et sur le déclin, tremble et, avec lui, Israël.

Les opinions exprimées dans la thèse sont celles de l’auteur

JEAN ELLEZAM  est Docteur en sociologie

Livres de Jean Ellezam :

Israël : Innocence Meurtrière. LesÉditions sociologie, août 2024

Ils se dévoraient à coups de silence. Édition Néopol, octobre 2013.

L’invention de la femme. Montréal: Les Éditions sociologie, 2008, 438 pp. RENAUD BRAY

 Groupe et capital. Un nouveau mode social pour produire le travailleur. Montréal: Les Éditions Hurtubise HMH, ltée, 1984, 261 pp.

Articles de Jean Ellezam :

https://paju.org/fr/excroissance-maladive-et-usurpatrice-du-judaisme-le-sionisme-est-une-secte

https://paju.org/fr/sionisme-lintelligence-de-la-fourberie

https://paju.org/fr/sionisme-ladn-du-tueur

Quand parle-t-on de « civilisation judéo-chrétienne » ? – PAJU

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