22 juillet 2026
Le Toronto Star soutient la suprématie juive génocidaire. Le quotidien anglophone le plus libéral du Canada est tellement partial qu’il refuse même de publier une lettre en réponse à ses calomnies.
La semaine dernière, Mark McQueen a insinué que j’étais antisémite dans une chronique du Star intitulée « Moral leadership doesn’t require Ottawa’s permission». Sous le sous-titre « Antisemitic incidents», l’ancien conseiller de Brian Mulroney écrivait : « La semaine dernière encore, le Startupfest de Montréal a été le théâtre d’une vive polémique lorsque l’activiste Yves Engler a interrompu une discussion informelle avec le président de Shopify, Harley Finkelstein, en criant et en le traitant de « génocidaire », selon Betakit. Engler a déclaré après l’événement qu’il contestait le soutien apporté par Finkelstein à Israël pendant la guerre de Gaza. Mais compte tenu des circonstances, j’ai été frappé de constater que l’un des entrepreneurs les plus prospères du Canada était pris pour cible en tant qu’homme juif, afin d’être tenu responsable des actions d’Israël. »
(La vidéo de l’interruption est disponible sur mes réseaux sociaux.)
En réponse, j’ai envoyé une tribune intitulée « Challenging genocide supporters is moral leadership » (S’opposer aux partisans du génocide, c’est faire preuve de leadership moral) à la rubrique courrier des lecteurs du Star. On pouvait y lire : « Mark McQueen prétend que j’ai «ciblé » Harley Finkelstein «en tant que Juif pour qu’il réponde des actions d’Israël» lorsque j’ai interrompu une récente discussion informelle entre le président de Shopify et l’ancien champion de l’UFC, Georges Saint-Pierre, pour lui demander : « Pourquoi soutenez-vous le génocide à Gaza ? » Or, Finkelstein a publié des dizaines de déclarations sur X justifiant la violence génocidaire israélienne à Gaza et a récemment financé le Centre juif Chabad Finkelstein à Ottawa, dont le site web comporte une section intitulée «En lien avec Israël». S’opposer aux partisans du génocide et des guerres répétées d’Israël, c’est faire preuve de leadership moral. »
Cinq jours plus tard, le journal n’a toujours pas publié ma lettre.
Le Star m’a diffamé à maintes reprises. L’été dernier, Justin Ling m’a qualifié d’« auteur complotiste », tandis que Rosie DiManno, chroniqueuse pro-israélienne inconditionnelle, m’a surnommé « l’odieux Yves Engler ». Le Star a publié un article intitulé «Aspiring NDP leader may be breaking rules, official says » (un candidat à la direction du NPD pourrait enfreindre les règles, selon un responsable), insinuant que ma campagne, qui avait pourtant levé des fonds bien plus efficacement que prévu, était entachée de transactions financières douteuses (les dirigeants du NPD qui m’ont par la suite empêché de me présenter n’ont jamais invoqué de raisons financières pour justifier leur décision odieuse).
Le Star est un torchon génocidaire. Samedi, il a publié une diatribe anti-palestinienne de Michael Coren concernant le vote de l’Église d’Angleterre encourageant ses fidèles à lire et à analyser un rapport de chrétiens palestiniens intitulé « Moment of Truth: Faith in a Time of Genocide » (Moment de vérité : La foi au temps du génocide). Coren déplore que le rapport qualifie Israël d’« entreprise coloniale » et prétend qu’il existe une « profonde division parmi les experts » quant à savoir si Israël commet un génocide à Gaza. C’est faux. Coren va même jusqu’à affirmer que les Juifs déplacés ont dû se réfugier en Palestine pour des raisons « génétiques ». « Où d’autre ces gens pourraient-ils aller, sinon sur une terre où ils ont des liens historiques et génétiques avérés ? », écrit le chroniqueur du Star. (En 2006, Coren avait publié une tribune dans le Toronto Sun intitulée «We should nuke Iran» ( Nous devrions anéantir l’Iran par une frappe nucléaire).
De nombreuses analyses ont démontré le parti pris du journal à l’encontre des Palestiniens. Une analyse de Breach portant sur la couverture du Star deux mois et demi après l’attaque du 7 octobre a révélé que le journal avait utilisé le terme « massacre » à 73 reprises pour décrire les violences infligées aux Israéliens, contre seulement 19 fois pour les Palestiniens. Le terme « carnage », employé 27 fois, était exclusivement réservé aux actes commis contre les Israéliens.
Dans une autre analyse, un mois plus tard, Jeremy Appel a noté que seulement cinq des 18 tribunes publiées dans le Star sur le génocide s’opposaient à la guerre, tandis que « DiManno a signé à elle seule quatre articles suggérant qu’Israël n’était pas responsable de la crise humanitaire à Gaza ».
Trois ans après les horreurs à Gaza, les massacres au Liban et l’anarchie hors-la-loi israélienne dans la région, le journal anglophone le plus progressiste du Canada publie Coren, Dimanno, McQueen, Martin Regg Cohn, Michael Levitt et d’autres suprémacistes juifs. Le Toronto Star est complice de crimes abominables.
Le moindre de ces crimes est un manquement à l’éthique journalistique. Lorsqu’on s’acharne à dénigrer quelqu’un, ne devrait-on pas lui donner la possibilité de répondre ?
Toronto Star: Support for Israel and bad journalist ethics – Yves Engler
Yves Engler est un auteur et militant social. Il a publié treize ouvrages, dont dix portent sur le rôle international du Canada, notamment *The Black Book of Canadian Foreign Policy* (2009) et *Canada’s Long Fight Against Democracy* (2024, coécrit avec Owen Schalk). Ses travaux analysent de manière critique les interventions militaires du Canada, son soutien aux politiques de l’apartheid et d’autres actions de politique étrangère, remettant en question l’image d’un Canada garant de la paix. Il est également cofondateur de Canadian Foreign Policy Institute et a collaboré à des publications de la presse alternative, comme *The Ecologist*.
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