Quand les terroristes appellent leurs victimes « terroristes »

Jan 31, 2023 | Communiqué de presse

Pour publication immédiate 

Montréal, le 31 janvier 2023 

Le 26 janvier 2023, le régime d’apartheid raciste d’Israël à Tel-Aviv a lancé une attaque meurtrière contre le camp de réfugiés de Jénine, rappelant son attaque barbare contre le même camp de réfugiés palestiniens en 2002. (En avril 2002, lors de l’opération ‘Bouclier défensif d’Israël’, 52 Palestiniens sont morts dans le camp de réfugiés de Jénine, selon un rapport de l’ONU à l’époque). Le raid au camp de Jénine le 26 janvier a tué dix Palestiniens, en a blessé des dizaines d’autres et causé de gros dégâts aux bâtiments et aux biens. Les forces israéliennes ont utilisé des balles réelles, des missiles, des drones et des véhicules blindés. Le lendemain, 27 janvier 2023, le même régime d’apartheid a mené de multiples frappes aériennes sur le camp de réfugiés d’al-Maghazi à Gaza. Tout cela fait avec malveillance. 

L’actuel gouvernement de coalition d’extrême droite israélien, dirigé par Benjamin Netanyahu, est maintenant en train de boucler les maisons palestiniennes – les préparant à la démolition – accélérant ainsi l’expulsion forcée des Palestiniens de leur terre, ce qui est l’objet du projet sioniste en Palestine depuis sa création. La justification de ce nettoyage ethnique continu est que l’État très «moral» d’Israël «exercera des représailles» contre les familles de «terroristes» qui ont attaqué des soldats israéliens et des colons juifs. 

En d’autres termes, le régime criminel de l’apartheid qui pratique le terrorisme parrainé par l’État contre les Palestiniens (et les Bédouins) qualifie ses victimes de « terroristes ». Ces massacres périodiques de Palestiniens sont familièrement appelés par Tsahal « couper les mauvaises herbes », réduisant ainsi les Palestiniens à «untermenschen» (sous-humains), des « mauvaises herbes» qui nécessitent une «coupe» occasionnelle. Précisons qu’en vertu de cette partie des droits internationaux relatifs à ‘l’occupation belligérante : « La population civile d’un territoire occupé ne doit aucune allégeance à la puissance occupante. . . Après l’occupation effective du territoire, les membres des forces armées du territoire qui ne se sont pas rendus, les mouvements de résistance organisés et les véritables mouvements de libération nationale peuvent résister à l’occupation. »  Bref, les Palestiniens ont le droit de se défendre par la force des armes contre une occupation militaire hostile.  

Dans l’intervalle, les grands médias occidentaux qualifient le massacre parrainé par Israël de bataille entre les forces israéliennes et les «militants». Un récit artificiel et expressément trompeur. La campagne de terreur incessante menée par Israël contre la population palestinienne est commise en toute impunité grâce à la complicité d’une grande partie de la classe politique occidentale, d’un média corporatif complice et indolent qui dissimule systématiquement les meurtres extrajudiciaires et les crimes de guerre israéliens, et des régimes arabes despotiques qui ont choisi une fois de plus de poignarder les Palestiniens dans le dos en « normalisant » avec l’État d’apartheid. 

C’est la poursuite de l’occupation illégale des territoires palestiniens, le système brutal et déshumanisant de l’apartheid et les conditions de vie terribles dans lesquelles vit la population palestinienne, qui provoquent la spirale de la violence qui se déroule actuellement dans ce qui semble être le début d’une troisième Intifada . L’extrémisme de l’actuel gouvernement de coalition israélien ne doit pas être considéré comme un phénomène nouveau, mais plutôt comme la conséquence logique du fascisme et du racisme inhérents au révisionnisme sioniste tel qu’initialement envisagé par le fasciste d’extrême droite Vladimir « Zeev » Jabotinsky dont la vision a été menée par une succession de gouvernements de coalition israéliens depuis Menahem Begin. 

Le regretté professeur israélien Yeshayahu Leibowitz a écrit après la guerre de 1967 et le début de l’occupation illégale des territoires palestiniens, que l’État d’Israël était devenu plus sacré que le judaïsme et les valeurs humanistes juives, et que l’occupation militaire, d’inspiration idéologique, stimulerait ce que Leibowitz a appelé « judéo-nazisme », ce qui aurait un effet déshumanisant à la fois sur les victimes et sur les agresseurs. Les pogroms de type «Kristalnacht»  dirigés par les colons et soutenus par les Forces de défense israéliennes contre les civils palestiniens, corroborent ce que Leibowitz a prophétisé. Ce n’est que trop clair. Le raid meurtrier sur le camp de réfugiés de Jénine, le bombardement de Gaza et le meurtre de Juifs israéliens devant une synagogue font partie de sa manifestation. 

PAJU demande à la Cour pénale internationale de lancer enfin son enquête sur les crimes de guerre commis par les Forces de défense israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, y compris la Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza, et d’inculper les membres de la Knesset israélienne lorsqu’une telle inculpation est justifiée . 

-30 – 

Info: kab1@videotron.ca 

Share This