5 Juin, 2026

Le Bloc Québécois : des compagnons confortables de l’apartheid israélien ?

Bruce Katz

En mai 2017, le Bloc Québécois, alors dirigé par Martine Ouellet (ancienne députée à l’Assemblée nationale du Québec, de 2010 à 2018), a annoncé son intention de déposer une motion au Parlement en faveur de la reconnaissance d’un État palestinien. Cette annonce a reçu l’appui de Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPMO) et de Palestiniens et Juifs unis (PAJU). La motion était présentée au nom du Bloc Québécois par Martine Ouellet et le député bloquiste Mario Beaulieu.

Le Bloc Québécois a tenu une conférence de presse le lundi 29 mai 2017 à 10 h sur la Colline du Parlement, au local Charles-Lynch 130-S, dans l’édifice du Centre. Des membres du CJPMO et de PAJU, dont le président du CJPMO, Thomas Woodley, et le coprésident de PAJU, Bruce Katz, y ont assisté et ont tous deux appuyé la motion du Bloc Québécois. Cette motion avait été déposée le 29 mai par le député du BQ, Mario Beaulieu, au nom de la cheffe du parti, Martine Ouellet. (J’ai rencontré Martine Ouellet avant la conférence de presse. Elle a exprimé sans ambages son soutien aux droits des Palestiniens et à leur autodétermination, et je l’en ai remerciée.)

Un passage de la motion stipulait : « Afin d’assurer la coexistence pacifique entre Palestiniens et Israéliens, nous demandons au gouvernement de reconnaître officiellement la Palestine comme un État indépendant, au nom du droit inaliénable des peuples à l’autodétermination. » Martine Ouellet a déclaré que « 136 des 193 États membres des Nations Unies reconnaissent désormais l’État palestinien, parmi lesquels le Portugal, l’Islande et la Suède. » Mario Beaulieu a critiqué le premier ministre Justin Trudeau pour avoir maintenu la même politique sur le conflit israélo-palestinien que son prédécesseur Stephen Harper. Le parti Québec solidaire de l’Assemblée nationale du Québec a appuyé la motion du BQ.

La motion en faveur de la Palestine sème la discorde parmi les députés du Bloc

Dans les semaines qui ont suivi le dépôt de la motion du Bloc Québécois, une rébellion contre Martine Ouellet s’est produite, sept des dix députés du parti décidant de le quitter.  Les sept députés dissidents du Bloc Québécois ont dévoilé le nom de leur nouveau parti fédéral – Québec Débout – et affirmaient qu’il ne leur incombait plus de promouvoir la souveraineté québécoise au niveau fédéral.

Le député du Bloc québécois, Rhéal Fortin (Rivière-du-Nord), a déclaré :

« Nous ne croyons pas que notre rôle au Parlement soit de promouvoir l’indépendance », a-t-il affirmé.

« Ce n’est pas notre mission et ce n’est pas ce que nous voulons faire. Nous voulons défendre les intérêts du Québec. Nous voulons défendre le Québec. »

L’ancien chef intérimaire du Bloc Québécois a déclaré que, même si les membres du nouveau caucus du parti croyaient toujours en un Québec indépendant, il laisserait à l’Assemblée nationale du Québec le soin de décider de la tenue d’un autre référendum sur la question.

Le parti enregistrerait son nouveau nom auprès du directeur général des élections la semaine suivante avant d’entamer des consultations à travers le Québec afin de savoir comment ses électeurs souhaitaient être représentés à Ottawa, et comment ils choisiraient entre ce nouveau nom et celui de leur ancien parti.

Les sept députés qui ont décidé de faire sécession du Bloc québécois ont affirmé que Martine Ouellet  se focalisait constamment sur l’indépendance au lieu de défendre les intérêts du Québec sur la scène fédérale. Ils ont ajouté qu’ils contestaient  le leadership de Martine Ouellet et ses priorités politiques.

Il convient toutefois de nuancer ces propos en tenant compte du fait que certains députés du Bloc Québécois étaient (et sont toujours) de fervents partisans d’Israël et siégeaient (et siègent toujours) au Comité interparlementaire Canada-Israël (CAIL), voué à promouvoir les intérêts d’Israël au Canada, malgré le fait que le régime d’apartheid de Tel-Aviv soit responsable d’un génocide à Gaza, de pogroms en Cisjordanie occupée, de bombardements en Syrie, au Liban et en Iran, en violation flagrante du droit international. Il est à noter que Rhéal Éloi Fortin demeure membre du Comité exécutif du Comité interparlementaire Canada-Israël. Cela semble expliquer en grande partie la dénonciation par M. Fortin de Martine Ouellet : son soutien à la Palestine était incompatible avec le soutien de monsieur Fortin à Israël.

Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois, était le seul chef de parti fédéral à siéger à ce même comité pro-israélien, mais il l’a depuis quitté (à la suite d’un courriel accablant que je lui ai envoyé plus tôt en 2026, ainsi qu’aux 20 autres députés du Bloc qui y siégeaient également, dont la plupart ont depuis quitté le comité ; j’y reviendrai plus loin dans mon article). Voilà qui en dit long sur sa déclaration « sélective » sur le principe de « l’autodétermination des peuples ».

Dans un discours prononcé début mai 2018, Martine Ouellette a accusé Fortin et les autres députés de répandre de « fausses nouvelles » à son sujet et de compromettre la démocratie interne du parti. Après un vote de défiance retentissant contre son leadership, Ouellette a annoncé sa démission de la direction du Bloc Québécois le 11 juin 2018. Lors d’un discours de 30 minutes précédant l’annonce de sa démission, une Martine Ouellette passionnée a imputé le vote au président du parti, Mario Beaulieu, l’accusant d’avoir mené une campagne négative et agressive contre elle. Peu après la démission de Martine Ouellet, Yves-François Blanchet a pris la tête du Bloc Québécois. Les sept « rebelles » ont fait la « paix » avec le Bloc Québécois, nouvellement « revigoré » et toujours pro-israélien.

Députés fédéraux siégeant au Comité interparlementaire Canada-Israël

Fait intéressant, lors de la conférence de presse tenue par PAJU à Montréal en 2014 pour dénoncer l’attaque meurtrière d’Israël contre Gaza, le seul député fédéral présent pour exprimer son soutien à notre position était Mario Beaulieu. Aujourd’hui, Beaulieu est acculé par Blanchet, vraisemblablement en raison de son soutien au principe d’autodétermination palestinienne. Il semblerait que Beaulieu ait eu le choix : partir avec Ouellet ou se rallier à la ligne pro-israélienne du Bloc Québécois. Bien sûr, rien ne prouve cette affirmation, mais il est possible de faire des liens, pour ainsi dire.

Lors de la publication de mon article intitulé « How Canadian MPs in the Canada-Israel Inter-Parliamentary group are at the table of apartheid», le 11 juin 2020 dans The Canada Files, j’ai souligné qu’« un groupe de députés canadiens, représentant quatre des cinq partis fédéraux siégeant à la Chambre des communes, soutient implicitement, sinon explicitement, le régime d’apartheid brutal d’Israël en participant au Groupe interparlementaire Canada-Israël. Ce groupe fonctionne essentiellement comme un groupe de pression interne dont la fonction est de normaliser, et par conséquent de blanchir, le régime d’apartheid israélien. Au sein de ce groupe, on compte 19 députés du Bloc Québécois (sur 32 députés du Bloc Québécois siégeant à la Chambre des communes), 18 députés conservateurs, 16 députés libéraux, 2 néo-démocrates et 9 sénateurs. »

Suite à la diffusion de l’article aux listes de PAJU et autres listes, incluant certains membres du Bloc Québécois et du Parti Québécois, plusieurs bloquistes se sont discrètement retirés de CAIL. Yves-François Blanchet et Rhéal Fortin n’ont pas quitté le groupe, confirmant ainsi leur position sur la question israélo-palestinienne. Non seulement ils ne se sont pas retirés de CAIL, mais ils y ont ajouté dix-neuf députés du Bloc, portant à vingt et un le nombre de députés du Bloc siégeant confortablement à la table de la hasbara (propagande) pro-israélienne après l’élection d’un gouvernement minoritaire libéral en 2025. Après les résultats de ces élections, je me suis rendu sur le site web de CAIL pour vérifier la présence de députés fédéraux. Sans être surpris d’y trouver des députés du Bloc, j’ai été étonné de constater que 21 des 22 députés du Bloc Québécois, y compris leur chef, y figuraient.

Le 12 décembre 2025, j’ai envoyé le courriel suivant aux listes de diffusion de PAJU, avec une copie aux députés du Bloc Québécois siégeant à CAIL. Leurs noms figurent dans le courriel, comme on peut le voir ci-dessous dans la copie de mon courriel du 12 décembre. Il a également été envoyé à d’autres listes en copie cachée :

Objet:Bloque québécois, demi solidaire!
De:“kab1@videotron.ca” <kab1@videotron.ca>
Date:Fri, 12 Dec 2025 17:38:56 -0500
À:PAJU Administration <pajuadmin@googlegroups.com>, PAJU1 <paju1@googlegroups.com>,PAJU2 <paju2@googlegroups.com>

« Comme tous ses collègues du Bloc Québécois, y compris son chef, Yves-François Blanchet, Rhéal Fortin est membre en règle du Comité interparlementaire Canada-Israël (CAIL). Cette appartenance confère également aux députés du Bloc leur statut  auprès de la CIJA et d’autres organisations sionistes. M. Fortin siège d’ailleurs au conseil d’administration du CAIL. Sur les 22 députés du Bloc Québécois siégeant au Parlement, 21 sont membres du Comité interparlementaire Canada-Israël. . . comfortablement assis tous à la table de l’apartheid! Veut-on parler de l’autodétermination des peuples? Quelle mascarade pathétique! » (1)

Bruce Katz
PAJU

Canada-Israel Inter-Parliamentary Committee (CAIL)

Je viens tout juste de consulter le site web de la CAIL pour voir quels partis y sont encore représentés. Bien sûr, on y trouve toujours des députés libéraux et conservateurs. Le Bloc Québécois, quant à lui, ne compte plus que quatre députés à la CAIL. Les voici :

Alexis Brunelle-Duceppe  (Lac St-Jean)
Rhéal Éloi Fortin, CAIL Executive Committee (Rivière-du-Nord)
Jean-Denis Garon  (Mirabel)
Sébastien Lemire, Bloc (Abitibi—Témiscamingue)

Conscience coupable ou opportunisme politique ?

Dix-sept des vingt-et-un députés du Bloc québécois siégeant au CAIL ont mystérieusement disparus de la liste, dont Yves-François Blanchet. Peut-être que la sauvagerie de l’offensive génocidaire israélienne contre Gaza, les pogroms en Cisjordanie, l’attaque illégale contre l’Iran et les bombardements sauvages au Liban ont rendu la situation intenable pour ces bloquistes. Le soutien tacite à l’apartheid et au génocide serait soudainement devenu « inconvenant », politiquement « désavantageux » ! Cela ne change rien au fait que les libéraux, les conservateurs et les bloquistes  n’ont aucun scrupule à se vendre au plus offrant ! De véritables pantins politiques qui sortent de leur boîtes quand cela leur est politiquement avantageux et y retournent discrètement dès qu’il s’agit de défendre leurs principes !

La suprématie juive du fleuve à la mer

L’éminent journaliste israélien Gideon Levy livre une analyse concise et sans équivoque de la nature du sionisme. Levy écrit :

Le sionisme, à sa base, est la croyance en la suprématie juive entre le Jourdain et la mer Méditerranée, et comme toute autre idéologie qui adhère à une suprématie raciale, nationale ou religieuse, il est illégitime.

Ce que Gideon Levy omet de préciser, c’est que dans le contexte israélien du sionisme – à savoir le sionisme révisionniste de Vladimir Jabotinsky et Benzion Netanyahu, avec sa vision d’un « Grand Israël » – le sionisme se réduit à un « sionisme juif blanc ». Les pionniers coloniaux sionistes étaient des Juifs ashkénazes blancs originaires d’Europe de l’Est, notamment de l’ancienne Zone de Résidence (The Pale of Settlement), située à l’ouest de l’Empire russe, où les Juifs étaient contraints de vivre dans des conditions déplorables. Bien que la Zone de Résidence ait été officiellement abolie après la Révolution russe de 1917 – avant l’arrivée au pouvoir de Staline –  les politiques totalitaires de ce dernier ont profondément marqué la population juive de l’ancienne Zone de Résidence par le biais d’une homogénéisation culturelle forcée, d’un antisémitisme institutionnalisé et de la notion ethnocentrique, induite par Staline, d’une « race » juive plutôt que d’une religion juive. Cet ethnocentrisme est devenu la pierre angulaire du révisionnisme sioniste de Jabotinsky.

En Israël, l’élite ashkénaze domine l’armée, la politique, le monde universitaire et le système judiciaire. Elle demeure l’écrasante force dirigeante militaro-industrielle du pays, excluant de fait les autres Juifs non européens. Il s’agit d’un système d’apartheid dont la discrimination opprime en premier lieu les Palestiniens, mais aussi, dans une moindre mesure, les Juifs non blancs.

Un exemple frappant est la discrimination systémique dont sont victimes les Juifs éthiopiens noirs (Falashas) en Israël. On compte plus de 145 000 Juifs Falashas en Israël. Plus de la moitié d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté et, bien qu’ils possèdent la nationalité israélienne, ils demeurent des citoyens de deuxième classe. « Un facteur important contribuant à leur situation est le refus du Grand Rabbinat de reconnaître les Éthiopiens et leurs enfants comme pleinement juifs, ce qui entraîne une discrimination et une marginalisation systémiques.» Autrement dit, en Israël, en ce qui concerne le statut des Juifs éthiopiens, « vous êtes juif si vous êtes un Juif ashkénaze blanc ».

La discrimination en Israël à l’encontre des Juifs « mizrahim » (un terme inventé par les sionistes ashkénazes) – Juifs originaires d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient – ​​est une réalité depuis la création de l’État d’Israël. La communauté mizrahi a historiquement subi une exclusion systématique de la part de l’establishment ashkénaze européen, au pouvoir depuis la fondation d’Israël.

Dès sa création, l’État d’Israël a privilégié une identité occidentale et européenne. « La langue arabe, les traditions nord-africaines et moyen-orientales, ainsi que la musique arabe des immigrants mizrahim ont été méprisées et activement réprimées afin de les “indigéniser” et de les intégrer à une nouvelle culture hébraïque. » Il s’agit là encore d’une discrimination institutionnelle israélienne ashkénaze à l’encontre des Juifs non européens et non blancs qui ne correspondent pas à la vision ashkénaze d’un « avant-poste de la civilisation occidentale » promouvant les « valeurs » occidentales parmi les « peuples inférieurs », une réinterprétation du « Fardeau de l’homme blanc ». C’est ce que Benjamin Netanyahu entend lorsqu’il qualifie Israël de « rempart » de la civilisation occidentale au Moyen-Orient.

La suprématie blanche au Québec est mauvaise, la suprématie blanche en Israël est bonne

Il est indéniable que la suprématie juive en Israël est, en réalité, une suprématie juive blanche. Quelle ironie, dès lors, de voir la classe politique canadienne et québécoise dénoncer un événement récent au Québec où des nationalistes québécois d’extrême droite brandissaient des slogans proclamant : « Je me souviens d’un Québec blanc » ! En soutenant Israël inconditionnellement, comme le fait la classe politique canadienne et québécoise (et ce, depuis 1947), cette même classe politique soutient la « suprématie blanche en Israël », tout en condamnant la même expression au Québec.

De plus, je maintiens que cette même classe politique – dont les députés du Bloc Québécois sont un parfait exemple – est parfaitement consciente qu’Israël constitue un bastion de la suprématie blanche (juive), et pourtant, elle soutient cet État israélien, lui assurant ainsi l’impunité dont il jouit pour répandre la violence et la haine au Moyen-Orient, en violation flagrante du droit international. Qu’on puisse comparer cela à l’hypocrisie répugnante du Bloc Québécois, et à l’hypocrisie et à la turpitude morale de Mark Carney (et ses «libéraux-sionistes»), qui se réclame de l’état de droit tout en le bafouant lorsque monsieur Carney y voit un intérêt politique. Notons également que le gouvernement du Québec possède un bureau commercial à Tel-Aviv par lequel ce même gouvernement qui a dénoncé l’événement « Québec blanc » à Shawinigan apporte un soutien financier au régime d’apartheid fasciste de Tel-Aviv et à son génocide à Gaza.

Des dirigeants politiques lâches au Canada et au Québec

Il n’y a aucune différence fondamentale entre l’hypocrisie abjecte, l’opportunisme intéressé et la servilité indécente d’un Mark Carney (à l’instar de Justin Trudeau avant lui), d’un Pierre Poilievre ou d’un Yves-François Blanchet lorsqu’il s’agit de se prosterner devant l’État juif suprémaciste d’Israël. Le plus grand hypocrite de tous est peut-être Yves-François Blanchet, qui se donne des airs de « moral » et de « progressiste » bien plus irréprochables que ses adversaires politiques des partis libéral (sioniste) et conservateur du Canada.

Aucune critique de la part de ces pantins politiques opportunistes concernant les attaques génocidaires menées par Israël à Gaza, en Cisjordanie, au Liban ou en Iran où, comme à Gaza et au Liban, des habitations, des hôpitaux et des écoles ont été pris pour cible par « la seule démocratie du Moyen-Orient ». Aucune dénonciation des plus de 70 000 civils palestiniens assassinés à Gaza et des plus de 171 000 blessés, dont 70 % sont des femmes et des enfants palestiniens. Aucune mention, de la part de ces nuls politiques, du meurtre de plus de 20 000 enfants palestiniens (l’UNICEF estime à plus de 64 000 le nombre d’enfants palestiniens tués ou mutilés), aucune critique des mauvais traitements systématiques infligés par Israël aux prisonniers palestiniens – que l’organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem qualifie de réseau de torture systématique –, aucune dénonciation des violences sexuelles systématiques dans les prisons israéliennes, ni des multiples appels au génocide contre les Palestiniens lancés par des politiciens et des médias israéliens.

Quelle bande d’indolents et d’inefficaces, ces politiciens canadiens-québécois ! Une question se pose quant au sort des plus de 64 000 enfants palestiniens sauvagement assassinés ou mutilés par Israël : les moutons de Panurge politiques qui dirigent le Canada auraient-ils fait preuve d’autant d’indifférence face à ces meurtres si les enfants palestiniens avaient été blancs, blonds aux yeux bleus ? Après tout, les enfants palestiniens sont bruns, pas blancs ! C’est une question rhétorique ; nous connaissons la réponse.

Il semblerait bien qu’il y ait quelque chose de pourri dans l’état du Canada !

Les opinions et commentaires exprimés par l’auteur lui sont propres.

Bruce Katz est membre fondateur et coprésident de Palestiniens et Juifs unis(PAJU), une organisation de solidarité palestinienne fondée en novembre 2000.

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