La controverse autour de l’United Nations Relief and Works Agency (UNRWA) dévie l’attention de la crise humanitaire à Gaza

Fév 4, 2024 | Notre bulletin

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Bande de Gaza : Israël a tué 119 journalistes

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Une vingtaine d’Organisations Non Gouvernementales (ONG), dont Oxfam et Médecins Du Monde (MDM), ont écrit qu’elles étaient choquées et révoltées par la décision irresponsable d’une douzaine de pays de couper les vivres à une population tout entière.

« Les activités criminelles ne doivent jamais rester impunies, mais la discussion actuelle ne fait que détourner l’attention de ce qui se passe réellement chaque jour, chaque heure et chaque minute, à Gaza. N’oublions pas quels sont les vrais problèmes sur le terrain », a déclaré un porte-parole de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Christian Lindmeier, lors d’un point de presse régulier à Genève.

Au même moment, le ministère de la santé de Gaza a annoncé que le bilan des victimes palestiniennes de l’offensive israélienne meurtrière à Gaza depuis le samedi 7 octobre 2023 est de plus de vingt-six mille sept cent cinquante morts.

Une douzaine de pays ont annoncé qu’ils suspendaient leur financement à l’UNRWA après les accusations israéliennes selon lesquelles certains employés seraient impliqués dans les attaques du samedi 7 octobre 2023.

Christian Lindmeier a rappelé que le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait appelé les donateurs à ne pas suspendre leur financement à l’UNWRA en ce moment très critique, car cela ne fera que nuire à la population de Gaza qui a désespérément besoin d’aide.

« Cela détourne l’attention du fait qu’une population entière est empêchée d’avoir accès à l’eau potable, à la nourriture et à des abris. Cela détourne l’attention du fait que l’électricité est empêchée d’arriver à Gaza depuis plus d’une centaine de jours », a dit Christian Lindmeier.

Une vingtaine d’ONG internationales ont écrit qu’elles étaient révoltées par la suspension du financement alors que Gaza vit une situation de catastrophe humanitaire.

« L’UNWRA est le principal fournisseur d’aide à Gaza et dans la région et cesser de la financer va avoir une incidence sur l’aide vitale apportée à plus de deux millions de civils, dont plus de la moitié sont des enfants, qui dépendent tous de son aide », écrivent vingt-et-une ONG, dont Oxfam, MDM, Save the Children et le Danish Refugee Council, dans un communiqué commun.

Elles se disent choquées par la décision irresponsable des bailleurs de couper les vivres à une population tout entière, alors que ces pays appelaient eux-mêmes au renforcement de l’aide à Gaza, « nous sommes profondément préoccupées et révoltées par le fait que certains des principaux donateurs aient convenu de suspendre leurs financements à l’UNWRA, alors que la catastrophe humanitaire empire de jour en jour à Gaza. Les autres agences présentes à Gaza ne pouvant pas remplacer l’aide humanitaire de l’UNRWA, si les suspensions de financement sont maintenues, nous risquons d’assister à l’effondrement total de la réponse humanitaire, déjà très limitée, à Gaza. Nous demandons aux pays concernés d’annuler la suspension de leur financement à l’UNWRA ».

Rami Abdo, chef de l’Observatoire Européen des Droits Humains (OEDH), a déclaré qu’Israël utilise la faim comme une arme pour déplacer les habitants de Gaza et même pour les tuer, expliquant que Gaza souffre d’une grave pénurie de vivres et que le flux de l’aide qui arrive quotidiennement a diminué de cinq cents camions avant la guerre à moins d’une centaine de camions actuellement, « plus de la moitié des palestiniens de Gaza souffre d’une faim extrême. Tous les habitants du nord de Gaza sont confrontés à de graves conditions de famine ».

Il a indiqué que les soldats de l’occupation avaient ouvert le feu contre les palestiniens qui tentaient d’atteindre les camions de nourriture qui entraient en petit nombre à Gaza du sud vers le nord et que l’OEDH avait documenté la mort de dizaines de palestiniens à cause de cela, « nous parlons d’une famine délibérée, en particulier dans le nord de Gaza, et les enfants sont les plus touchés par cette situation ».

https://www.trtfrancais.com/actualites/oms-la-controverse-autour-de-lunrwa-devie-lattention-de-la-crise-humanitaire-a-gaza-16799584

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