Traduit de l’anglais par PAJU
À l’instar d’Israël, les sionistes canadiens sont prêts à tout anéantir pour leur cher État suprémaciste. La seule façon de vaincre ce genre d’agresseurs est de leur opposer une détermination égale et de chercher à paralyser leurs institutions autoritaires.
Récemment, dix avocats et la *Canadian Antisemitism Education Foundation* ont adressé une lettre au Barreau de l’Ontario pour demander l’examen d’une motion visant à interdire à jamais aux diplômés de la faculté de droit de l’Université métropolitaine de Toronto (TMU) d’exercer la profession d’avocat dans la province. Ils réclament que le Barreau retire à la TMU son habilitation à délivrer des diplômes de droit, au motif que des étudiants de cette université se sont opposés à l’État suprémaciste juif et à sa politique génocidaire.
Cette initiative est scandaleuse. Dans une société sensée, le droit d’exercer de ces avocats serait remis en question.
Parallèlement, le Centre consultatif des relations juives et israéliennes (Centre for Israel and Jewish Affairs (CIJA) « fait pression sur le gouvernement fédéral pour élargir les motifs de révocation de la citoyenneté canadienne ». Selon *The Maple*, le CIJA a communiqué à ce sujet, entre mars et juillet, avec le ministre de la Sécurité publique Gary Anandasangaree le directeur du SCRS Dan Rogers et le député conservateurShuvaloy Majumdar. D’après les déclarations au registre fédéral des lobbyistes, l’organisme représentant officiellement les fédérations juives du Canada a préconisé : le maintien du soutien à la révocation de la citoyenneté en cas de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, de terrorisme et de promotion extrême de la haine ; un filtrage renforcé pour interdire l’entrée et refuser la citoyenneté aux personnes représentant une menace pour la sécurité ou ayant des liens avec des organisations extrémistes ou terroristes ; l’expulsion des personnes déjà présentes au Canada ayant obtenu leur statut par de fausses déclarations ; la mise en place d’une procédure accélérée d’expulsion pour les individus à haut risque liés à des organisations extrémistes étrangères ; l’accélération des expulsions pour les personnes condamnées pour des crimes violents ; ainsi que des conséquences migratoires spécifiques pour le soutien exprimé envers des entités terroristes inscrites sur la liste officielle, même en l’absence de condamnation pénale.
Le CIJA est la principale organisation à avoir obtenu du gouvernement Trudeau, il y a deux ans, l’inscription de Samidoun (Réseau de solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens), basé à Vancouver, sur la liste des organisations terroristes. Aujourd’hui, ils cherchent à faire expulser des Canadiens du pays pour avoir « exprimé leur soutien » à cette organisation citoyenne qui lutte contre l’apartheid et le génocide.
Tout en faisant pression pour élargir les critères de révocation de la citoyenneté, ils militent également pour étendre la liste des entités terroristes. Actuellement, le CIJA mène campagne pour y inscrire Palestine Action Canada, Masar Badil et Kata’ib Hezbollah. S’ils parviennent à leurs fins avec ces organisations, ils réclameront sans aucun doute l’interdiction d’autres groupes ainsi que l’expulsion de personnes pour avoir « exprimé leur soutien » à ces organisations.
Au Royaume-Uni, l’organisation « Lawyers for Israel » cherche à faire classer Médecins Sans Frontières (MSF) (Doctors Without Borders) comme organisation terroriste. Ce groupe de pression favorable au génocide a récemment écrit à la ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, pour lui demander d’enquêter sur ce groupe — qui mène des actions médicales et humanitaires dans 70 pays — et potentiellement de l’interdire. S’ils parviennent à leurs fins au Royaume-Uni, il faut s’attendre à une offensive similaire contre MSF au Canada.
Malheureusement, cette mentalité suprémaciste et autoritaire est profondément ancrée au niveau institutionnel. Il existe un vaste réseau d’écoles, de synagogues et de camps d’été canadiens qui apprennent aux jeunes à s’identifier à Israël et à défendre les crimes, quels qu’ils soient, commis par cet État. La plupart de ces structures sont financées par l’ensemble des contribuables, via des subventions directes et des dons déductibles des impôts.
Au vu de leurs agissements, y compris ceux évoqués plus haut, les partisans d’Israël chercheront à user de leur pouvoir — sans se soucier de la moralité de leurs actes — pour écraser quiconque ils considèrent comme un ennemi.
Si la gauche ne veut pas être écrasée par ces suprémacistes autoritaires et génocidaires, nous devons œuvrer à isoler les organisations sionistes et à les priver de financement. Pas à pas, institution par institution, nous devons leur retirer leur pouvoir.
Time to isolate and defund pro-Israel organizations – Yves Engler
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Les opinions exprimées dans l’article sont celles de l’auteur
